24 Juil Levés topographiques et modélisation sur le bassin de la Bonnieure
Chaque année, les agents du Syndicat d’aménagement des rivières du Bandiat, de la Tardoire et de la Bonnieure (SyBTB), en partenariat avec Charente Eaux, réalisent des levés topographiques sur les cours d’eau et les zones humides du bassin de la Bonnieure. Ces campagnes de terrain permettent de mieux comprendre le fonctionnement des rivières et d’évaluer l’efficacité des travaux de restauration engagés.
Des relevés de terrain pour mieux connaître les cours d’eau
Les levés topographiques consistent à mesurer avec une grande précision l’altitude de différents points situés le long des cours d’eau, notamment le fond du lit mineur. Réalisées à l’aide d’une antenne GNSS et d’une station de topographie, ces mesures permettent d’établir des profils en long et en travers des rivières, indispensables pour comprendre leur fonctionnement.
Ces données sont ensuite intégrées dans des logiciels de cartographie et de modélisation. Elles servent aussi bien à préparer de futurs aménagements qu’à mesurer les résultats des travaux déjà réalisés.
En 2026, les agents du SyBTB parcourent le ruisseau de Lassagne et ses affluents sur 13 km, avec des relevés effectués environ tous les 100 mètres.
Comprendre les échanges nappe-rivière graçe à la modélisation MARTHE
Au-delà de leur intérêt pour les travaux, ces relevés alimentent le modèle hydrogéologique MARTHE, développé par le BRGM, qui simule les échanges entre les eaux de surface et les nappes souterraines à partir de données topographiques, géologiques, climatiques et hydrologiques. Cette modélisation permet de mieux comprendre les conséquences de l’incision des cours d’eau, un phénomène qui a progressivement déconnecté la Bonnieure et certains de ses affluents de leur nappe d’accompagnement, entraînant un assèchement des zones humides et une diminution des échanges entre la rivière et le sous-sol.
Sur le ruisseau de Roche, à Genouillac, des levés ont été réalisés avant les travaux de recharge granulométrique menés en 2025, puis renouvelés en 2026 afin d’évaluer précisément le rehaussement du lit et la remontée de la ligne d’eau. Les résultats seront intégrés au modèle MARTHE pour estimer le volume d’eau supplémentaire stocké dans la nappe d’accompagnement, une ressource précieuse qui contribue à soutenir les débits des cours d’eau pendant les périodes estivales. Cette démarche permet au SyBTB d’évaluer l’efficacité de ses interventions et d’orienter ses futurs projets de restauration sur des bases scientifiques solides.
Au-delà de l’aspect scientifique, cette démarche illustre la volonté du SyBTB de mieux connaître son territoire pour agir durablement. En combinant observation, modélisation et suivi écologique, le syndicat s’assure que chaque action contribue réellement à la résilience des milieux aquatiques et à la préservation de la ressource en eau pour les générations futures.
Ces actions ont pu être réalisées avec le soutien financier de :







